NIOZELLES, EN PAYS DE FORCALQUIER

DE LA PESTE A LA FRANCE

La fin du XIIIème siècle voit le début d'une crise économique et démographique.
C'est sur ce terrain-là qu'en 1348 la peste noire frappe et s'installe pour des siècles, causant des ravages dont la Haute-Provence aura du mal à se relever. Si parmi les villages alors désertés certains se repeupleront avant le XVIème siècle, d'autres devront attendre les XVIIème ou XVIIIème siècles ou même la Révolution.
En 1481 la Provence est annexée à la France, contre le sentiment des Forcalquiérens. Louis XI leur enverra pour cela une armée, qui les bombardera du haut d'une colline qu'on appelle depuis lors "La Bombardière".

LES TEMPS MODERNES

Comme au Moyen Age les Juifs (Forcalquier et Reillanne ont leur synagogue) puis les Vaudois, les Protestants seront nombreux dans le pays au XVIème siècle (outre Forcalquier, Ongles possède un temple).Après la Révolution, le nouveau régime (qui trouve d'emblée chez nous de fervents partisans) permet à Forcalquier de conserver une partie de son pouvoir et de ses fonctions urbaines en y installant la sous-préfecture, et en y maintenant un tribunal.

En 1851, Forcalquier et son pays comptèrent parmi les principaux acteurs de la révolte républicaine contre le coup d'Etat de Napoléon III. Malgré la répression féroce qui s'ensuivit, la ville demeura jusqu'à la guerre de 1914 la capitale intellectuelle et artistique du haut-pays, ainsi qu'un des pôles de la renaissance provençale.

La dernière guerre fit à nouveau de la région un haut-lieu de résistance (la ville de Forcalquier a reçu la croix de guerre à ce titre).

Aujourd'hui, le pays de Forcalquier demeure remarquablement articulé sur son bourg-centre : l'une des plus petites sous-préfectures de France accueille toujours un des plus grands marchés de toute la Provence. Ainsi Forcalquier, avec la population d'un village (guère plus de 4 000 habitants), reste une ville véritable.