NIOZELLES, EN PAYS DE FORCALQUIER

L'ANTIQUITE

Le premier espace repérable associe à cet ensemble la vallée du Jabron, englobant la montagne de Lure avec ses deux versants. Cette zone constitue, aux siècles précédant la conquête romaine, le territoire des Sogiontes, peuple celto-ligure membre de la confédération voconce.

Dès la fin du IIème siècle avant notre ère, la romanisation a chez nous pour axe essentiel la Voie Domitienne, route principale d'Italie en Espagne, qui traverse en diagonale le pays de Forcalquier (elle passe au pied même du Vieux-Niozelles). La christianisation empruntera plus tard ce chemin, et son organisation reconduira pour plus de douze siècles le pays sogionte, puisque l'évêché (double à partir du XIème siècle) de Sisteron-Forcalquier en reprenait les contours.

LE COMTÉ DE FORCALQUIER
C'est au cours de cette période qu'entre le XIème et le XIIIème siècle le pays de Forcalquier domina l'espace le plus vaste de son histoire.
Dans un contexte politique où les comtes de Toulouse et ceux de Barcelone (par ailleurs rois d'Aragon et comtes de Provence), mais aussi accessoirement la république de Gênes et l'Empereur germanique, se disputent la domination de l'espace occitan, des Alpes aux Pyrénées, les comtes de Forcalquier jouent de ces rivalités pour tirer leur épingle du jeu, et faire de leur ville la capitale d'un Etat indépendant, avec ses souverains, ses lois et sa monnaie. Il s'étend du mont Genèvre aux monts de Vaucluse, et de la Durance au col de Cabre : L'Argentière, Embrun, Gap, Sisteron, Manosque, Pertuis, Apt, Sault, Séderon ou Veynes sont alors forcalquiérens, et même pour partie l'Isle-sur-Sorgue et Avignon.

De cet âge d'or du pays de Forcalquier témoignent, aujourd'hui encore, les nombreux monuments romans de la région.

Un mariage alliera finalement les maisons comtales de Forcalquier et de Provence, et les deux Etats seront réunis après 1209, conservant toutefois une certaine autonomie qui ne s'estompera que progressivement.

LES TEMPS MODERNES  -->